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Cynthia TRASTOUR
Lieu de travail : Nice Email :
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| Urgences en Salle de Naissance (II) – Situations à risques : Prise en charge de l’utérus cicatriciel |
| Cynthia TRASTOUR |
| Résumé
Objectifs : Progressivement, le taux de césarienne augmente en France. La prise en charge obstétricale des utérus cicatriciels est controversée. Nous avons voulu décrire les attitudes obstétricales françaises, afin d’identifier d’éventuelles disparités de prise en charge et de les confronter aux recommandations scientifiques.
Méthode : Nous avons contacté 595 maternités françaises par courrier postal, électronique et par téléphone, pour répondre à un questionnaire anonyme concernant la prise en charge des utérus cicatriciels.
Résultats : Parmi les 194 maternités ayant répondu, on compte 37 CHU et 312 praticiens dont 75,6% exercent en secteur public et 19,2% en secteur privé. Seulement 29,6% des obstétriciens utilisent un protocole de prise en charge (seulement 14% en secteur privé, p=0,003). La pelvimétrie est proposée systématiquement par 44,4% des médecins (71,3% en secteur privé, p=0,002). La tentative de voie basse est autorisée lors d’une présentation du siège par 20% des obstétriciens ayant répondu, lors d’une grossesse gémellaire par 23,7%, lors d’un utérus bicicatriciel par 12%, majoritairement en maternités de niveau III, en CHU, et en maternités effectuant plus de 1500 accouchements par an.
Le déclenchement sur utérus cicatriciel est réalisé par 73,9% des obstétriciens, en général par ocytociques. Le déclenchement par Prostine® est proposé par 14,5% d’entre eux (24,6% en CHU, p=0,01), par Propess® par 19,2% d’entre eux (30% en CHU, p=0,008).
Conclusion : Nous retrouvons des disparités significatives quant à la prise en charge des utérus cicatriciels. Parfois, les attitudes obstétricales ne suivent pas les recommandations. Ces résultats doivent conduire les professionnels à mettre en place une évaluation de leurs pratiques.
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